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NECROLOGIE/ Le dernier Hommage du Dynamic Togolais au Major BADABADI

Décédé le 28 Mars dernier, Major Badabadi trésorier général de DYTO FC et intendant des éperviers du Togo a été porté à sa dernière demeure ce samedi 04 juillet 2020 dans son village natal à Pya Hodo.

Parents, amis, journalistes, dirigeants de clubs  et autres joueurs étaient tous présent à Kara pour rendre un dernier hommage à celui que tout le monde sportif togolais et surtout du football connait et appelait affectueusement Major.

Après l’oraison funèbre des anciens combattants, le Dynamic Togolais a également par le biais du Chef d’Escadron ATEKPE Palakiyem  Secrétaire Général de DYTO FC a rendu un hommage à son trésorier général rempli d’émotion.

Voici l’extrait

ORAISON FUNEBRE A L’OCCASION DE L’INHUMATION DU

MAJOR BADABADI ESSOSSINA

 

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« A voir ce que l’on fût sur terre et ce qu’on laisse

Seul le silence est grand ; tout le reste est faiblesse.

Si tu peux, fais que ton âme arrive,

A force de rester studieuse et pensive,

Jusqu’à ce haut degré de stoïque fierté.

Gémir, pleurer, prier est également lâche.

Fais énergiquement ta longue et lourde tâche

Dans la voie où le sort a voulu t’appeler,

Puis après, comme moi, souffre et meurs sans parler »

(Extrait de La mort du loup de Alfred de Vigny)

Distinguées personnalités, tout protocole respecté,

Chère famille éplorée,

Mesdames et Messieurs,

Voilà le message que nous laisse Major BADABADI Essossinam.

 

Mesdames et Messieurs,

Il est difficile d’accepter la disparition d’un proche, et plus difficile quand elle survient avec autant de soudaineté et encore plus, si la personne disparue s’appelle Major BADABADI Essossinam

Oh insatiable mort, que tu es cruelle!

Mesdames et messieurs,

L’être cher dont nous pleurons la mort depuis le 28 mars 2020, était jusqu’à sa brutale et soudaine disparition le Trésorier Général de DYTO FC et l’Intendant des Eperviers Fanion.

Nous le voyons encore comme si c’était hier, avant pendant et après les entrainements et les matches de DYTO FC et de L’Equipe Nationale, très méticuleux et infatigable.

Il était un lève-tôt et un couche-tard.

Major était un homme très cultivé, éloquent, blagueur, et à l’écoute des autres mais aussi très rigoureux.

Il était toujours disponible et prêt à rendre service.

Ces qualités « excitaient la reconnaissance » comme disait Cicéron.

Major était un père que sa femme et ses enfants aimaient et appréciaient.

Il irradiait par sa présence les êtres qui avaient la chance de le côtoyer.

Aujourd’hui, sans crier gare, sans nous prévenir, en nous laissant sur le quai de la vie, il nous a quittés, nous laissant émus et emplis de tristesse.

Qui l’eût dit ? Qui l’eût cru ?

Si ce 18 Mars, lorsque tu quittais la FTF, quelqu’un  t’avait prédit que tu ne verrais pas se lever le jour, tu aurais parié le contraire ; et pourtant c’est ce qui est arrivé.

Major, la mort t’a fauché, alors que rien ne l’annonçait, que rien ne nous y préparait.

Et cette soudaineté de l’événement, qui nous rend orphelin de toi, nous donne encore plus à penser à l’importance du « vivre bien », au jour le jour, à tout instant.

« Carpe diem », cueille le jour, dit-on avec philosophie.

Profitons des instants du jour, profitons de nos amis, de nos parents, car l’on ne sait jamais ce que demain sera.

« Vivez, n’attendez pas demain ; cueillez dès aujourd’hui les roses de la vie » nous dit Pierre de Ronsard.

Cueillons-les, car l’injustice de la vie peut nous les ravir à tout moment.

La mort est-elle plus violente lorsque l’on ne s’y attend pas ?

La mort est-elle plus injuste lorsque la personne est jeune, riche ou proche de nous ?

Quelle que soit la situation, la violence de la mort ne s’évalue pas. Sa possible et lente acceptation va dépendre de chacun de nous.

Si la mort n’est pas acceptable, elle fait cependant partie du chemin de la vie. Elle le continue et nous devons, une fois la soudaineté passée, y penser comme une étape qui fait partie de notre destinée.

Cher ami, cher frère, ta destinée s’est arrêtée, là, comme un oiseau blessé, par je ne sais quelle raison, par je ne sais quelle injustice de la vie.

Toi qui paraissais si courageux, pourquoi abandonnes-tu le combat au beau milieu de la bataille ?

Pourquoi cette abdication ?

Nos pensées t’accompagnent pour que ton chemin se poursuive dans le pays que tu as désormais rejoint, que nous voulons imaginer le plus doux à tes yeux.

Oui, je sais que l’on dit souvent par dérision, ou peut-être pour aller de l’avant, que les cimetières sont remplis de personnes indispensables, et pourtant Major, lui, l’était réellement.

D’ailleurs, nous ne tarderons malheureusement pas à nous en apercevoir rapidement, avec l’imminence des compétitions nationales et internationales.

Car il était en effet unique, et personne n’aurait pu l’imiter de son vivant. C’est pourquoi par notre attitude, nos dires et nos écrits nous devrons entretenir sa mémoire, et nous y référer souvent. Puisse-t-il nous inspirer de là où il se trouve.

Chère famille éplorée

Mesdames et messieurs,

Ne soyez pas tristes, ne soyons pas tristes ;

Major a fait son chemin et accompli sa destinée.

Cet accomplissement nous permet de le savoir en de Bonnes Mains.

Un jour nous le reverrons, j’en suis convaincu.

« Vanité des vanités, Tout est vanité »

(Ecclésiaste  verset 1er)

Repose en paix cher frère et ami, et que la terre te soit légère !

 

 

 

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